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28) En savoir plus sur: le Monal et le lac du Clou par Bonconseil
Aeshne des joncs Architecture du Monal Caves à lait Chapelle Saint-Clair
Mélèze Mésange huppée Monal Mont-Pourri Tordeuse du Mélèze
1)La Mésange huppée (Parus cristatus) se reconnaît aisément ... à sa huppe! C'est en Vanoise un nicheur sédentaire commun. A l'exception de la cembraie, elle fréquente tous les résineux, avec cependant une nette prédilection pour le pin sylvestre et le pin à crochets (6 à 7 couples/10 hectares, contre 1,3 à 3,5 couples/10 hectares pour les autres conifères), raison pour laquelle on retrouve 31% des observations en secteur sud-est (pin sylvestre) et 38% en secteur nord-ouest (pin à crochets). Sa cote moyenne est de 1550m. (extrêmes: 805 et 2050m.). Elle est deux fois plus fréquente en Maurienne qu'en Tarentaise.
2)Le Mélèze (Larix decidua) est le seul conifère de Vanoise (et de France) à feuilles caduques: ses aiguilles prennent en automne une couleur dorée avant de tomber. En été, elles sont vert tendre et groupées en petits bouquets. Les inflorescences mâles sont jaunes et tournées vers le bas, les femelles sont rouges et dressées avant fécondation, elles se transforment en cônes après celle-ci. Le Mélèze nécessite beaucoup de lumière et colonise volontiers les sols neufs; il traduit généralement une forêt jeune, puis tend à disparaître devant l'arrivée d'espèces plus compétitives. Le Mélèze peut être attaqué tous les 10 ans environ par la Tordeuse du Mélèze (Zeiraphora diniana), papillon gris qui pond ses oeufs dans l'écorce de l'arbre en été; les chenilles éclosent le printemps suivant et s'attaquent à certains bourgeons et aux aiguilles; lorsque les ressources alimentaires sont épuisées, elles se déplacent en masse le long des branches et du tronc, tissant des toiles où s'accumulent débris d'aiguilles et excréments, ce qui donne à l'arbre une couleur brunâtre caractéristique au printemps; les arbres atteints reverdissent en été, mais leur croissance est fortement diminuée (de 50 à 90%) et ne retrouvera son rythme normal que 2 à 5 ans après le passage des chenilles; la Tordeuse du Mélèze attaque, mais plus occasionnellement, d'autres conifères (sur la Tordeuse, lire l'étude de P. Bovey et P. Grison dans le volume VI des Travaux Scientifiques du Parc National de la Vanoise).
3)Le Monal, situé à 1874m. d'altitude, était à l'origine un village d'alpage (une "montagnette") dont la création remonte au XVI ème. siècle. Il servit de refuge aux malades lors des épidémies de peste, celle de 1630 en particulier. Site classé depuis 1987, c'est une lutte contre un projet de barrage dans le vallon du Clou qui le domine qui fit connaître le Monal; projet finalement abandonné en raison de la richesse floristique et paysagère du secteur (lire à ce sujet l'étude de G. Pellet, D. Durand, O. Pasquet et A.-M. Laurent dans le volume XV des Travaux Scientifiques du Parc National de la Vanoise).
4)La chapelle du Monal est consacrée à l'un des principaux saints thérapeutes de Savoie, Saint Clair , abbé ayant vécu au VII ème. siècle, et qui protégeait des maladies des yeux; il était fêté le 2 janvier. Le campanile qui la surmonte recevait une cloche pour appeler à la prière du soir; mais du fait de la bénédiction qu'elle avait reçue, elle jouait surtout un rôle protecteur contre les orages et les tempêtes. (On trouvera plus de détails sur les chapelles et le culte des saints dans "Les sources régionales de la Savoie" aux éditions Fayard).
5)Le Mont-Pourri (3779m., contre 3855m. pour la Grande Casse) correspond à un affleurement du vieux socle primaire de la Vanoise, débarrassé par l'érosion de sa couverture sédimentaire.
6) L'architecture du Monal fait appel aux matériaux disponibles aux alentours: le mélèze (au bois imputrescible) pour les charpentes et les balcons; le quartzite et le gneiss pour les murs; le schiste pour les toits de lauzes; la chaux grasse de gypse pour le crépis des murs. La plupart des maisons datent de la fin du XVIII ème. siècle et du XIX ème.
7)Les caves à lait traduisent l'activité passée du Monal: on y fabriquait du fromage (tomme, beaufort, sérac) et du beurre; la plus grosse partie de la production était destinée à la consommation familiale. Les caves à lait sont traversées par un filet d'eau qui permet de les rafraîchir.
8)L'Aeshne des joncs (Aeshna juncea) est une libellule qui vit entre 1000 et plus de 2000m. d'altitude. Elle appartient à l'ordre des Odonates, insectes dont les mâchoires sont garnies de formations cornées en faisant des carnassiers très efficaces. L'ordre des Odonates se divise en deux sous-ordres, celui des libellules et celui des demoiselles, qu'il est facile de différencier: chez les libellules les yeux se touchent et les ailes au repos restent étalées perpendiculairement au corps; chez les demoiselles, les yeux, nettement séparés, sont situés sur les faces latérales de la tête et les ailes au repos sont allongées le long du corps. Les Odonates pondent leurs oeufs dans l'eau: leurs larves sont aquatiques. Remarquez la pince qui termine l'abdomen de la femelle; les mâles la possèdent aussi, elle leur permet de saisir la femelle par la partie postérieure de la tête (ou juste derrière la tête chez les demoiselles) pour l'accouplement. L'Aeshne des joncs est le plus fréquent Odonate de Vanoise.On trouvera des précisions sur sa biologie dans l'étude de Ch. Degrange publiée dans le volume XVII des Travaux Scientifiques du Parc National de la Vanoise.
Vous trouverez d'autres précisions sur le Monal sur les deux sites suivants:
http://www.rhone-alpes.ecologie.gouv.fr/include/publi/pdf/sc8.pdf
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