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19) En savoir plus sur: autour du Laisonnay: refuge de Plaisance

et col du Palet

 

Aconit napel      Aiguille de l'Epéna      Aiguille de la Grande Glière

Aiguille de la Petite Glière      Argus satiné      Aune vert      Bellecôte      Bouquetin     

Eres géologiques      Grande Casse      Marmotte (et l'Homme)      Marmotte (incisives)     

Mont-Pourri      Petit Paon de nuit

 

 

1)Le Bouquetin boit en effet très rarement: la rosée et l'eau des végétaux lui suffisent. Il absorbe également volontiers l'eau sous forme de neige. Il se nourrit d'herbes, en particulier de graminées et parmi celles-ci les fétuques ont sa préférence; il mange aussi lichens et rameaux d'arbustes. Le sel est pour lui un régal et une nécessité, il le trouve en lèchant certaines pierres, et dans les salines artificielles mises à sa disposition dans les parcs naturels.

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2)L'Aune vert (Alnus viridis) possède des feuilles à forte transpiration, ce qui explique son biotope: des sols très humides en exposition nord. Ses racines possèdent des nodosités contenant des bactéries filamenteuses (actinomycètes) capables de fixer l'azote libre de l'air; elles le cèdent ensuite à l'arbre et en échange profitent de l'eau, sucres et sels minéraux de ce dernier (il y a donc symbiose entre la bactérie et l'arbre). L'aune, de ce fait, n'a pas besoin d'utiliser l'azote du sol, et au contraire l'enrichit grâce à l'azote contenu en grande quantité dans ses feuilles.

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3)La chenille du Petit Paon de nuit (Pavonia pavonia) est de couleur variable selon son habitat:les dessins noirs sont d'autant plus étendus que l'altitude est élevée: à haute altitude, le vert peut même se réduire à quelques taches. En montagne, elle se nourrit de ronces, bruyère, myrtille, airelle, saule.

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4)L'Argus satiné (Heodes (ou Lycaena) virgaureae) apprécie les bords des ruisseaux et torrents richement fleuris. Sa chenille se nourrit d'oseille sauvage et de Verge d'or (Solidago virgaureae) d'où son surnom d'Argus de la Verge d'or.

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5)Les ères géologiques

   a)Durant l'ère primaire, la région alpine était occupée par des montagnes, les       montagnes hercyniennes; sous l'action de l'érosion, il n'en restait plus, à la fin de l'ère primaire, qu'un vaste plateau. A la suite du soulèvement alpin du tertiaire (voir plus loin), il affleure par endroits, formant quelques beaux sommets.

  b)L'ère secondaire (de -245 à -65 millions d'années) (schématisée en différentes nuances de bleu ci-contre) est marquée par le recouvrement du plateau hercynien par la mer alpine, la Téthys, au fond de laquelle se sont déposés des sédiments qui se sont ensuite transformés en roches sédimentaires. On divise l'ère secondaire en plusieurs périodes et on distingue ainsi les calcaires et grès du Trias, les calcaires du Lias (ou Jurassique inférieur), etc.

  c)L'ère tertiaire (en rouge ci-contre)  dure de -65 à -2 millions d'années. Comme pour l'ère secondaire, on la divise en plusieurs périodes: le Paléocène, l'Eocène, etc. L'ère tertiaire correspond au soulèvement alpin dû à la collision (qui dure encore) des plaques européenne et africaine. Il s'est accompagné de glissement, d'étirement, de plissement, de cassures, de chevauchement des couches sédimentaires de l'ère secondaire. Il s'est également accompagné de métamorphisme, c'est-à-dire de la recristallisation, sous l'effet de la compression et de la montée de température en résultant, des roches préexistantes: ainsi certains calcaires se sont transformés en marbres (marbres blancs du Jurassique supérieur, marbres chloriteux du Crétacé); certains grès ont donné des quartzites (quartzites du Trias); certaines roches marneuses (calcaire +argile) recristallisent en schistes lustrés tandis que certaines roches argilo-gréseuses donnent des gneiss.

d)L'ère quaternaire est dominée par les grandes glaciations et l'érosion glaciaire.

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6)Les aiguilles de la Grande et de la Petite Glière sont faites de quartzites du Trias inférieur. L'aiguille de l'Epéna doit sa couleur claire aux marbres blancs du Jurassique supérieur qui la constituent.

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7)La racine de l'Aconit napel (Aconitum napelus), comme celle d'ailleurs de toutes les aconits, contient un alcaloïde puissamment toxique. Pline l'Ancien le surnommait l'arsenic végétal. L'Aconit napel se différentie de l'Aconit paniculé à son casque moins étiré en largeur et à ses fleurs généralement plus sombres.

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8)La Marmotte (Marmota marmota) a vis à vis de l'Homme une distance de rentrée au terrier qui peut varier de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres: farouche dans les zones où elle est chassée, elle peut devenir très familière dans les zones protégées; dans ce dernier cas, même si elle s'est précipitée dans son terrier à votre approche, la curiosité lui fera sortir la tête au bout de quelques minutes. Si elle craint toujours les chiens qui gardent les troupeaux, le bétail ne la trouble pas et on peut parfois l'observer à quelques mètres de vaches ou de moutons.

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9)Les incisives de la Marmotte sont longues (les deux supérieures jusqu'à 5,5 cm., les deux inférieures jusqu'à 6,5 cm.: la Marmotte est un rongeur!); elles poussent toute la vie; elles deviennent oranges avec l'âge. Leur efficacité est augmentée par le fait que les deux moitiés de la mâchoire inférieure ne sont pas soudées mais réunies par une articulation permettant des glissements de haut en bas et d'avant en arrière et des écartements. Du fait d'une fente de la lèvre supérieure, les incisives du haut sont visibles même quand la gueule est fermée.

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10)La Grande Casse est le sommet culminant du massif de la Vanoise: 3855m. Elle est constituée essentiellement de calcaires du Lias, calcaires sombres, fragiles, dont l'érosion donne des paysages ruiniformes.

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11)Le sommet de Bellecôte et le Mont-Pourri sont constitués par le socle hercynien du Primaire, soulevé lors du plissement alpin du Tertiaire, puis débarrassé de sa couche sédimentaire par l'érosion.

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