Page d'accueil   Randonnées   En savoir plus   Bibliographie   Mes liens

Lexique  

 

2) En savoir plus sur: le cirque des Evettes

 

Aster      Buplèvre étoilé      Glacier et lac des Evettes      Grassette des Alpes          

Grenouille rousse      Rubanier      Séneçon uniflore

 

 

 

 

1)L'Aster des Alpes (Aster alpinus) appartient à la famille des Asteracées autrefois appelée famille des Composées: ce que vous voyez sur cette photo n'est pas une fleur mais une multitude de fleurs: le coeur est formé de fleurs jaunes tubulaires hermaphrodites et chaque pétale est en réalité une fleur ligulée mauve femelle.

(Retour à la randonnée)

 

 

2)Visibles au centre de la photo, les fleurs du Rubanier à feuilles étroites (Sparganium angustifolium) sont toujours groupées par deux et la fleur mâle est toujours située au-dessus de la fleur femelle.

(Retour à la randonnée)

 

 

3)La Grenouille rousse (Rana temporaria) est la grenouille qui monte le plus haut en altitude, parfois jusqu'à la limite des neiges. Sa coloration est très variable; il s'agit ici d'un mâle en période nuptiale: en dehors de cette période il est plus jaune et ses pattes antérieures sont moins épaisses; la femelle en période nuptiale est de couleur roussâtre et ses flancs sont constellés de granules. Lors d'une étude menée de 1968 à 1976 et publiée dans le volume VII des Travaux Scientifiques du Parc National de la Vanoise, la Grenouille rousse a été le seul Amphibien retrouvé dans le Parc de la Vanoise, son record d'altitude a été de 2500m, en versant sud de l'Ouille des Rey. Depuis, il a été noté quelques observations de Salamandre tachetée (Salamandra salamandra salamandra) et de Triton alpestre (Triturus alpestris) en Tarentaise, et de Crapaud commun (Bufo bufo) et Crapaud calamite (Bufo calamita) dans la zone périphérique du Parc en Maurienne comme en Tarentaise (volume XV des Travaux Scientifiques du Parc National de la Vanoise). Mais ces observations restent rares, alors que la Grenouille rousse est abondante (il n'y a qu'à voir les têtards qui peuplent de nombreux lacs); elle manque toutefois dans certains secteurs pas forcément élevés.

(Retour à la randonnée)

 

 

4)Le Séneçon uniflore (Senecio uniflorus) se distingue du Séneçon blanchâtre, beaucoup plus fréquent, par ses capitules solitaires et mesurant 20 à 25 mm, alors qu'ils sont groupés par 4 à 10 et sont plus petits (10 à 15 mm) chez le Séneçon blanchâtre. Les séneçons appartiennent, comme les asters, à la famille des Asteracées. Le Séneçon uniflore pousse sur sol acide, constitué ici par le début des gneiss du Grand Paradis.

(Retour à la randonnée)

 

 

5)La Grassette des Alpes (Pinguicula alpina) est une plante insectivore: la face supérieure de ses feuilles est garnie de glandes collantes et de glandes sécrétant des enzymes digestives. Une fois l'insecte englué, une flaque de sécrétions le digère; mais si la quantité de sécrétion est trop importante, la flaque ne se résorbe pas et la feuille pourrit, victime... d'indigestion! La fleur des grassettes présente un autre piège, inoffensif celui-là: elle a besoin, pour assurer sa fécondation croisée, d'une mouche qu'elle attire grâce à son nectar; mais la retraite de l'insecte est gênée par les poils en brosse de la corolle, l'obligeant à se débattre et ainsi à se couvrir de pollen avant de pourvoir sortir.

(Retour à la randonnée)

 

 

6)Le lac des Evettes est un lac jeune dont l'apparition, liée au recul du glacier, a commencé en 1935. Le glacier est resté en contact avec le lac jusqu'en 1949. Très peu minéralisé du fait de son alimentation nivo-glaciaire, gelé 8 à 10 mois par an, sa température en été ne dépasse pas 5° C. Sa productivité biologique quasi nulle le place dans la catégorie polaire de la classification des lacs des Alpes françaises. Ses eaux sont troubles: la moraine du glacier  délite en effet dans le lac des "fines", minuscules particules de limon et d'argile. C'est aussi le cas du lac Blanc de Péclet-Polset, bordé par la moraine du glacier de Gébroulaz (voir la randonnée n° 11), et du lac Blanc du Carro, bordé par la moraine du glacier de Derriére-les-Lacs (voir la randonnée n° 10). La classification comprend ensuite le stade des lacs froids, aux eaux claires et un peu plus riches en vie animale et végétale (c'est le cas des lacs de Lanserlia (voir la randonnée n° 16); puis le stade des lacs de pelouse (par exemple le lac de Plan du Lac (voir la randonnée n° 13); enfin, après plusieurs milliers d'années d'évolution, le lac de pelouse sera envahi par les sédiments et la végétation: c'est le stade des lacs de tourbière (ainsi le lac du Lait au-dessus de Termignon (voir la randonnée n° 29). Le lecteur intéressé trouvera plus de détails dans "Le Guide du Parc National de la Vanoise" aux éditions Glénat.

(Retour à la randonnée)

 

 

7)Le Buplèvre étoilé (Bupleurum stellatum) est une Ombellifère poussant sur sol acide. Ses petites fleurs jaunes ont bien la disposition des ombellifères: groupées en ombelles et portées par des pédoncules partant tous du même niveau. Son originalité vient de ses bractées (on appelle ainsi les petites feuilles situées à la base des pédoncules de chaque fleur),  partiellement soudées pour former autour des ombelles une collerette lobée. Autre particularité, commune à tous les buplèvres: leurs feuilles entières, alors qu'elles sont profondément découpées chez les autres ombellifères. Le Buplèvre étoilé est une endémique alpine mais que l'on retrouve en Corse; sa présence là-bas remonte sans doute à avant la première période glaciaire, à une époque où la Corse était encore rattachée au continent. Dans les Pyrénées, le Buplèvre étoilé est remplacé par une espèce voisine, dite "vicariante": Bupleurum angulosum; les deux espèces proviennent sans doute d'une même souche datant de l'époque où une chaîne pyrénéo-provençale reliait Alpes et Pyrénées, permettant des échanges entre les deux massifs; après la disparition de cette chaîne, la souche a évolué de façon différente dans les Alpes et dans les Pyrénées, aboutissant aux deux espèces vicariantes actuelles. Il s'agit d'une vicariance géographique alpino-pyrénéenne; il existe aussi des vicariances géographiques est-ouest, des vicariances géographiques nord-sud (celles-ci plus rares que celles-la), et des vicariances édaphiques (c'est à dire liées à la nature du sol) (voir à ces mots dans le lexique). Buplèvre vient du grec "bous" (boeuf) et "pleuron" (plèvre): les feuilles de certains buplèvres rappellent en effet l'enveloppe (la plèvre) qui entoure les poumons du boeuf.

(Retour à la randonnée)

 

 

 

Page d'accueil   Randonnées   En savoir plus   Bibliographie   Mes liens

Lexique