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39)En savoir plus sur: les lacs des Nettes et de la Leisse

 

 

Armérie des Alpes        Benoîte rampante        Campanule du mont Cenis        Cargneule

Centaurée nervée        Céraiste pédonculé         Céraiste uniflore        Gentiane champêtre       

Glacier suspendu        Grand nacré        Grande Sassière        Leucanthème des Alpes

Lichens        Liondent des montagnes        Myosotis des Alpes        

Raiponce à feuilles de Globulaire        Sache         Saule émoussé         Schistes lustrés

Séneçon blanchâtre

 

 

 

1)Les feuilles de la Centaurée nervée (Centaurea nervosa) possèdent plusieurs nervures, elles sont échancrées et élargies à la base. (Celles de la Centaurée uniflore (C. uniflora) ont une seule nervure centrale, sont blanchâtres, et un peu rétrécies à la base (voir les photographies des randonnées n° 35 et 38).

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2)La Gentiane champêtre (Gentiana campestris) ressemble à la Gentiane germanique (G. germanica)  mais la corolle de la première a 4 lobes, celle de la seconde 5. La Gentiane germanique est bien moins fréquente. Les deux espèces ont la gorge bordée de longues franges et seuls les insectes dont la trompe peut s'introduire entre ces franges peuvent les polliniser.

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3)Le Grand nacré (Mesoacidalia aglaja) fréquente aussi bien les prés, les clairières, que les zones marécageuses et les massifs montagneux jusqu'à 2500m. Sa chrysalide est suspendue dans un abri formé de feuilles de violette retenues par des fils de soie.

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4)Le dôme de la Sache et le mont Pourri sont constitués de roches datant de l'ère primaire, de nature mal connue car métamorphisées en gneiss et micaschistes lors du plissement alpin.

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5)Il existe plusieurs types de glaciers. Les glaciers de calotte recouvrent d'une couche de glace bombée les sommets peu accidentés. Les glaciers de vallée laissent place, lorsqu'ils disparaissent, aux vallées en U; il n'en reste plus qu'un en Vanoise: le glacier de Gébroulaz. Les glaciers suspendus sont réduits à leur bassin d'alimentation, ils sont immobiles. On distingue aussi les glaciers blancs, sans moraines, les glaciers noirs, entièrement recouverts par elles, les glaciers rocheux, où la glace s'est formée sous un amas rocheux préexistant.

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6)Le Séneçon blanchâtre (Senecio incanus) est une Asteracée des terrains siliceux, aux feuilles couvertes d'un duvet argenté. Ses capitules (elles-mêmes formées d'une multitude de fleurs jaunes ligulées (c'est à dire en forme de pétales) sont groupées en ombelles, ce qui le différentie du (bien plus rare) Séneçon uniflore.

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7)Les cargneules sont des roches vacuolaires jaunes dont l'origine est mal connue, et probablement multiple. Le plus souvent, elles semblent provenir de l'attaque de roches carbonatées par des eaux sulfatées sous de fortes pressions (pressions tectoniques).

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8)Les schistes lustrés proviennent de roches marneuses (mélange de calcaires et d'argiles) formées pendant l'ère secondaire, et qui ont été transformées en schistes lors du soulèvement alpin du Tertiaire. Leur aspect brillant (lustré) est dû à la présence de paillettes d'une variété de mica.

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9)L'aiguille de la Grande Sassière est la plus grande klippe de schistes lustrés des Alpes. On appelle klippe un fragment de nappe de charriage isolé par l'érosion. Une nappe de charriage est un ensemble géologique qui, lors du soulèvement alpin, a glissé pour se déposer parfois à plusieurs dizaines de kilomètres de l'endroit où il s'était formé. Autres exemples de klippes: l'Aliet et le Petit Mont Blanc de Peisey (voir à ces mots dans le lexique).

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10)La géologie du vallon de la Leisse est en effet complexe car trois nappes de charriage s'y juxtaposent: à l'ouest, la nappe briançonnaise de la Grande Motte, constituée de calcaires du Lias (voir le paragraphe suivant sur les ères géologiques), surmontés de calcaires du Jurassique supérieur et du Crétacé qui forment les sommets de la Grande Motte, de la Grande Casse et de la Dent Parrachée (ces deux dernières appartiennent en effet à la nappe de la Grande Motte); à l'est, la nappe des schistes lustrés du massif de la Sana, reposant sur une semelle de gypse et de cargneules (le gypse a souvent représenté un plan de décollement pour les nappes de charriage); entre les deux, le fond du vallon de la Leisse est couvert par une nappe briançonnaise différente de celle de la Grande Motte (car sans calcaires du Lias).

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11)Les ères géologiques

 a)Durant l'ère primaire, la région alpine était occupée par des montagnes, les       montagnes hercyniennes; sous l'action de l'érosion, il n'en restait plus, à la fin de l'ère primaire, qu'un vaste plateau. A la suite du soulèvement alpin du tertiaire (voir plus loin), il affleure par endroits, formant quelques beaux sommets.

  b)L'ère secondaire (de -245 à -65 millions d'années) (schématisée en différentes nuances de bleu ci-contre) est marquée par le recouvrement du plateau hercynien par la mer alpine, la Téthys, au fond de laquelle se sont déposés des sédiments qui se sont ensuite transformés en roches sédimentaires. On divise l'ère secondaire en plusieurs périodes et on distingue ainsi les calcaires et grès du Trias, les calcaires du Lias (ou Jurassique inférieur), etc.

  c)L'ère tertiaire (en rouge ci-contre)  dure de -65 à -2 millions d'années. Comme pour l'ère secondaire, on la divise en plusieurs périodes: le Paléocène, l'Eocène, etc. L'ère tertiaire correspond au soulèvement alpin dû à la collision (qui dure encore) des plaques européenne et africaine. Il s'est accompagné de glissement, d'étirement, de plissement, de cassures, de chevauchement des couches sédimentaires de l'ère secondaire. Il s'est également accompagné de métamorphisme, c'est-à-dire de la recristallisation, sous l'effet de la compression et de la montée de température en résultant, des roches préexistantes: ainsi certains calcaires se sont transformés en marbres (marbres blancs du Jurassique supérieur, marbres chloriteux du Crétacé); certains grès ont donné des quartzites (quartzites du Trias); certaines roches marneuses (calcaire +argile) recristallisent en schistes lustrés tandis que certaines roches argilo-gréseuses donnent des gneiss.

d)L'ère quaternaire est dominée par les grandes glaciations et l'érosion glaciaire.

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12)La Raiponce à feuilles de Globulaire (Phyteuma globulariifolium) apprécie les terrains siliceux même s'ils sont exposés au froid et au vent. C'est une endémique des Alpes et des Pyrénées. Les raiponces ont des fleurs tubulaires: chaque fleur est un long tube étroit formé de cinq pétales soudés entre eux, et d'où sortent les stigmates; ces fleurs tubulaires sont groupées en tête hémisphérique ou en épi selon l'espèce. Lors de la pollinisation, les cinq pétales soudés qui forment chaque tube s'écartent à leur base mais restent soudés par leurs sommets. Sur la photo, on distingue nettement trois fleurs formées chacune de leurs cinq pétales. Les raiponces appartiennent à la famille des Campanulacées et proviendraient de la souche méridionale de la flore tertiaire alpine.

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13)Les lichens résultent de l'association étroite d'un champignon et d'une algue, qui vivent en symbiose: capable de photosynthèse, l'algue produit et cède au champignon diverses substances organiques, en particulier des sucres; le champignon absorbe ces substances soit par des filaments munis de suçoirs qui vont pénétrer dans la cellule de l'algue ou simplement s'accoler à sa paroi, soit en augmentant la perméabilité des parois de l'algue aux sucres grâce à des enzymes: les perméases. Quant à l'algue, totalement entourée par les filaments du champignon, elle est grâce à cela protégée d'une lumière trop vive et de la dessication. Les lichens sont tous très sensibles à la pollution, mais à des degrés divers, la présence de telle ou telle espèce permet donc de préciser le degré de pollution d'un site. Sur la photo de Psora decipiens, on voit entre les écailles rouges du thalle (on appelle thalle l'appareil végétatif des lichens) des formations noires: ce sont les"apothécies", c'est-à-dire les organes de reproduction du lichen.

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14)Le Leucanthème des Alpes (Leucanthemopsis alpina) apprécie les pelouses rocailleuses humides pauvres en calcaire et les combes à neige jusqu'à 2900m. Ses feuilles, épaisses, pennées, rappellent la forme d'une main. C'est une Asteracée qui doit à ses fleurs ligulées blanches et à ses fleurs tubulaires jaunes ses deux noms: Leucanthème des Alpes vient de leucos (=blanc) et Chrysanthème des Alpes vient de chrysos (=doré).

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15)L'Armérie des Alpes (Armeria alpina)  égaie de rose les rochers, éboulis et prairies humides, sur calcaire comme sur terrain acide, au-dessus de 1700m. Ses fleurs sont groupées en inflorescences globuleuses entourées d'une gaine parcheminée brunâtre qui produit, quand on touche la fleur, un bruit de papier de soie froissé. Les feuilles, étroites et allongées, sont groupées à la base des tiges.

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16)Le Céraiste uniflore (Cerastium uniflorum) croît de préférence dans les rocailles siliceuses, il est plus rare sur calcaire; il forme des touffes denses, aux nombreux rejets stériles; ses feuilles, molles, vert clair, sont ovales et velues; ses fleurs sont solitaires.

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17)Le Céraiste pédonculé (Cerastium pedunculatum) peu répandu, pousse dans les éboulis siliceux humides. Ses tiges sont rampantes, ses feuilles sont lancéolées, velues et raides, ses pétales sont profondément échancrés.

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18)Le Liondent des montagnes (Leontodon montanus) est propre aux Alpes. Il appartient à la famille des asteracées: les capitules ne sont pas une fleur mais une multitude de fleurs ligulées (c'est-à-dire en forme de pétales). Il pousse sur les éboulis calcaires fins.

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19)La Campanule du mont Cenis (Campanula cenisia) pousse sur éboulis calcaires ou siliceux. On remarquera ses feuilles de petite taille et ses tiges courtes, contrastant avec des fleurs relativement grandes. Ces caractères sont retrouvés chez de nombreuses fleurs de montagne: le nanisme de l'appareil végétatif, lié au froid nocturne et à l'abondance en rayons ultra-violets, permet à la plante de profiter de la chaleur emmagasinée par le sol, de donner moins de prise au vent, et d'être recouverte en hiver par une couche de neige protectrice (sous une couche de neige de 30 cm, la température au sol ne descend jamais au-dessous de 0°C quelque soit la température extérieure); la grande taille des corolles permet aux fleurs d'être plus facilement repérées par les insectes pollinisateurs, dont la période d'activité est courte en altitude.

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20)La Benoîte rampante (Geum reptans) fréquente les éboulis siliceux humides jusqu'à 3800 m. Elle émet des stolons rouges parfois longs d'un mètre, qui forment un réseau fixant l'éboulis: ces stolons portent des bourgeons qui s'enracinent dés qu'ils trouvent un peu d'humus pour donner de nouvelles plantes (c'est une multiplication végétative). La Benoîte rampante appartient donc à la catégorie des lithophytes (on appelle ainsi les plantes adaptées aux éboulis) fixateurs d'éboulis; il existe aussi des lithophytes rampants comme la Linaire alpine et le Céraiste à larges feuilles et des lithophytes migrateurs (le Tabouret à feuilles rondes par exemple). Les fruits de la Benoîte rampante portent des aigrettes rouges vrillées de façon spectaculaire. La Benoîte des montagnes se différentie de la Benoîte rampante par l'absence de stolons, la forme de ses feuilles et par les aigrettes de ses fruits, beaucoup moins vrillées.

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21)Le Saule émoussé (Salix retusa) est un arbrisseau en espalier dont les branches rampantes s'enracinent facilement dans les sols meubles des éboulis. Il colonise les éboulis calcaires longtemps enneigés, puis disparaîtra, chassé par les plantes de pelouse dont il aura permis l'installation (la Benoîte rampante suit la même évolution dans les éboulis siliceux). Ses feuilles brillantes dessus et dessous, aux nervures peu marquées et au sommet arrondi et souvent échancré, permettent de le distinguer des autres saules rampants.

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22)Le Myosotis des Alpes (Myosotis alpestris) doit son nom à ses feuilles: petites, épaisses et velues, elles rappelleraient les oreilles (otos) des souris (mus). Fleur des pelouses et éboulis, depuis le sub-alpin jusqu'à 3000 m., il ne pousse pas sur les crêtes exposées aux vents: il a en effet besoin, en hiver, de la protection d'une couche de neige.

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