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9) En savoir plus sur: le lac de La Plagne

 

Ancolie des Alpes       Eres géologiques      Origine des fleurs des Alpes         

Petit Mont-Blanc de Peisey       Pertes du Ponturin       Vallée du Ponturin

 

 

 

1)Cette partie de la vallée du Ponturin a été sculptée par deux glaciers qui y ont creusé successivement deux auges glaciaires : le fond de la plus ancienne correspond au replat visible en rive droite, sous le Mont-Pourri, et dont descend la cascade de La Gurraz. Le fond de la seconde, plus récente et plus étroite, creusée dans la précédente, correspond au fond de la vallée actuelle.

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2)Origine des fleurs des Alpes:

                                                     Au début de l'ère tertiaire, ce qui allait devenir la région alpine était couverte d'une flore sub-tropicale qu'on appelle la flore arctotertiaire, et qui comprenait deux branches: la branche boréale au nord et la branche méridionale au sud (il est probable que certaines fleurs de la branche boréale aient émigré depuis l'Asie ou l'Amérique du Nord, de même qu'il est probable que certaines fleurs de la branche méridionale aient émigré depuis les régions méditerranéennes et l'Afrique du Nord).

                                                     Lors du soulèvement alpin, certaines de ces fleurs ont réussi à se transformer pour s'adapter à l'altitude et donner des fleurs de montagne ou "orophytes": la branche boréale aurait ainsi donné des orophytes des genres ancolie, saxifrage, primevère, androsace, gentiane, pédiculaire; la branche méridionale aurait donné des orophytes des genres oeillet, joubarbe, silène, linaire, campanule.

                                                      Au quaternaire, les glaciations auraient eu plusieurs conséquences: la disparition de la flore arctotertiaire, alors que les orophytes qui en descendaient réussissaient à survivre en trouvant refuge dans des sommets épargnés par les glaces; le morcellement des aires de certaines fleurs des Alpes; l'arrivée dans les Alpes (et aussi dans les autres montagnes d'Europe) de fleurs arctiques (par exemple la Dryade à huit pétales) et à l'inverse la propagation dans les régions arctiques de fleurs des Alpes (Gentiane pourpre, Campanule barbue); des échanges de flore entre les différents massifs montagneux d'Europe.

                                                      On trouvera plus de détails dans le livre de C. Favarger cité dans la bibliographie.

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3)L'Ancolie des Alpes (Aquilegia alpina) est la plus grande et la plus belle de nos ancolies. C'est également celle qui monte le plus haut: jusqu'à 2500m. C'est une endémique des Alpes (c'est à dire particulière aux Alpes).

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4)Près du chalet des Gardes le Ponturin traverse un chaos de rochers calcaires écroulés de la pointe de l'Aliet. En période de basses eaux, il disparaît complètement, constituant les pertes du Ponturin.

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5)Les ères géologiques

   a)Durant l'ère primaire, la région alpine était occupée par des montagnes, les       montagnes hercyniennes; sous l'action de l'érosion, il n'en restait plus, à la fin de l'ère primaire, qu'un vaste plateau. A la suite du soulèvement alpin du tertiaire (voir plus loin), il affleure par endroits, formant quelques beaux sommets.

  b)L'ère secondaire (de -245 à -65 millions d'années) (schématisée en différentes nuances de bleu ci-contre) est marquée par le recouvrement du plateau hercynien par la mer alpine, la Téthys, au fond de laquelle se sont déposés des sédiments qui se sont ensuite transformés en roches sédimentaires. On divise l'ère secondaire en plusieurs périodes et on distingue ainsi les calcaires et grès du Trias, les calcaires du Lias (ou Jurassique inférieur), etc.

  c)L'ère tertiaire (en rouge ci-contre)  dure de -65 à -2 millions d'années. Comme pour l'ère secondaire, on la divise en plusieurs périodes: le Paléocène, l'Eocène, etc. L'ère tertiaire correspond au soulèvement alpin dû à la collision (qui dure encore) des plaques européenne et africaine. Il s'est accompagné de glissement, d'étirement, de plissement, de cassures, de chevauchement des couches sédimentaires de l'ère secondaire. Il s'est également accompagné de métamorphisme, c'est-à-dire de la recristallisation, sous l'effet de la compression et de la montée de température en résultant, des roches préexistantes: ainsi certains calcaires se sont transformés en marbres (marbres blancs du Jurassique supérieur, marbres chloriteux du Crétacé); certains grès ont donné des quartzites (quartzites du Trias); certaines roches marneuses (calcaire +argile) recristallisent en schistes lustrés tandis que certaines roches argilo-gréseuses donnent des gneiss.

d)L'ère quaternaire est dominée par les grandes glaciations et l'érosion glaciaire.

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6)Le Petit Mont-Blanc de Peisey est constitué de calcaires formés au début de l'ère secondaire (calcaires du Trias) reposant sur un socle de micaschistes plus anciens. Entre les deux, se trouve une couche de marbres du Jurassique supérieur. Or, le Jurassique supérieur étant une période de l'ère secondaire plus récente que le Trias, les marbres auraient dû se trouver au-dessus et non au-dessous des calcaires triasiques. Cette inversion démontre que ces calcaires se sont formés à un autre endroit, puis lors du plissement alpin du tertiaire ils ont glissé (on appelle cela une "nappe de charriage") et sont venus recouvrir le socle de micaschistes sur lequel s'étaient déposés les marbres du Jurassique supérieur. Le Petit Mont-Blanc de Peisey est donc une "klippe", c'est-à-dire un fragment d'une nappe de charriage isolé par l'érosion.

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