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1) En savoir plus sur: le mont Bochor et le col Rosset
Argus satiné Ascalaphe Cicindèle des montagnes Epervière fausse chicorée
Oseille glaciaire Petit Apollon Zygène
1)L'Argus satiné (Heodes (ou Lycaena) virgaureae) apprécie les bords des ruisseaux et torrents richement fleuris. Sa chenille se nourrit d'oseille sauvage et de Verge d'or (Solidago virgaureae) d'où son surnom d'Argus de la Verge d'or.
2)Le Petit Apollon (Parnassius phoebus) est en voie de disparition, du fait de sa sensibilité aux modifications de l'environnement et de l'attrait des collectionneurs. Il se différencie de l'Apollon (P. apollo) par l'existence d'une tache rouge près du sommet des ailes antérieures. Sa chenille se développe sur la Saxifrage aizoïde et la Joubarbe des montagnes. Les apollons volent au soleil mais se posent dés que celui-ci se cache et deviennent alors malheureusement faciles à capturer. Les apollons sont vraisemblablement d'origine himalayenne: repoussés vers l'Europe lors des glaciations du quaternaire, ils auraient ensuite trouvé refuge dans les montagnes lors du réchauffement.
3)Cette zygène arbore des couleurs rouge et noire. Ce sont des couleurs "prémonitrices", qui signalent aux éventuels prédateurs qu'elle n'est pas comestible: attaquées, les zygènes émettent par leurs antennes et les articulations de leurs pattes de l'acide cyanhydrique. Une autre combinaison de couleurs prémonitrices souvent utilisée dans la nature est le jaune et le noir que l'on retrouve chez d'autres zygènes et chez les guêpes.
4)L'Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus) appartient à l'ordre des Névroptères: la couleur jaune de ses ailes n'est pas due comme chez les papillons à des écailles mais à une coloration de la membrane alaire elle-même.
5)La Cicindèle des montagnes (Cicindela gallica) peut se rencontrer sur les sentiers dés la fonte des neiges: c'est l'un des premiers coléoptères à apparaître au printemps. Les cicindèles appartiennent à l'ordre des coléoptères. Adultes et larves sont de redoutables carnivores. Les larves creusent des puits verticaux dont seule la tête dépasse à peine; rapides comme l'éclair elles fondent sur tout insecte passant à leur portée. La Cicindèle des montagnes se différentie (difficilement) de la Cicindèle sylvicole (Cicindela sylvicola) (qui, malgré son nom, fréquente les massifs montagneux) par sa couleur plus foncée, la granulation plus fine de ses élytres, l'absence de soies entre les yeux, et une interruption dans la lunule située à l'extrémité postérieure de ses élytres.
6)L'Oseille glaciaire ou Oxyria à deux styles (Oxyria digyna) pousse sur les éboulis siliceux de l'étage alpin jusqu'à 3000m. d'altitude. On la trouve également au nord du Groenland. Ses fleurs sont minuscules, les ailes de ses fruits sont rougeâtres; ils ressemblent à ceux de l'Oseille ronde ou Rumex à écusson (Rumex scutatus) mais celle-ci fréquente les éboulis siliceux des étages montagnard et sub-alpin, et ses feuilles ont la forme d'un écusson tandis que celles de l'Oxyria ont grossièrement une forme de rein ou de coeur; elles sont longuement pétiolées dans les deux cas.
7)L'Epervière fausse chicorée (Hieracium intybaceum), peu fréquente, affectionne les pelouses rocailleuses des étages sub-alpin et alpin. C'est une Asteracée (anciennement Composée): chaque capitule est non pas une, mais une multitude de fleurs; toutes sont ligulées (c'est à dire en forme de pétale) et de couleur jaune pâle. Les feuilles, nombreuses, sessiles, sont lancéolées et profondément lobées. Feuilles et tiges sont couvertes de poils glanduleux qui les rendent visqueuses. L'identification des épervières est rendue difficile par l'existence d'un très grand nombre de variétés et de formes intermédiaires. Ceci traduirait le fait que les épervières n'auraient pas encore terminé leur différenciation.
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