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23) En savoir plus sur: le lac du glacier du Fond par le vallon de la Lenta

 

Aconit paniculé      Arabette des Alpes      Arnica

Benoîte rampante      Candide      Cargneules      Céraiste

Chocard à bec jaune      Edelweiss      Gentiane de Bavière      Gentiane ponctuée

Joubarbes      Linaire alpine      Liondent des montagnes      Lis martagon      Nigritelle noire     

Orpin alpestre      Palès      Pédiculaires      Raiponce hémisphérique

   Renoncule des glaciers      Saxifrage à deux fleurs      Saxifrage à feuilles opposées

Scutellaire des Alpes      Silène acaule      Zygène turquoise

 

1)Le Lis Martagon (Lilium martagon), sans doute du fait de son odeur entêtante, était au Moyen Age considéré comme une fleur magique capable d'ouvrir les serrures et de distiller un philtre d'amour. Son bulbe est muni d'écailles dirigées vers le haut lui évitant de ressortir du sol. Elles donnent au bulbe sa couleur dorée, raison pour laquelle les alchimistes espéraient en tirer la pierre philosophale.

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2)La Palès (Boloria pales) fréquente les alpages fleuris d'altitude. Il y a une génération par an. Sa chenille vit sur les violettes, et hiverne.

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3)Le Candide (Colias phicomone) fréquente également les alpages fleuris aux alentours de 2000m d'altitude. Sa chenille est vert bleuté avec une bande latérale jaune clair, et une courte pilosité noire. Elle vit sur Hippocrepis comosa.

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4)L'Aconit paniculé (Aconitum paniculatum) se différentie de l'Aconit napel par son casque plus large et ses fleurs généralement plus claires. Sa racine,comme celle d'ailleurs de tous les aconits, contient un alcaloïde puissamment toxique.

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5)L'Arnica des montagnes (Arnica montana) porte deux feuilles opposées vers le milieu de sa tige, les autres feuilles sont groupées en rosette à la base de la tige: ceci permet de la distinguer des autres orophytes à gros capitule jaune comme le Doronic à grandes fleurs ou le Séneçon doronic. L'Arnica serait issue de la branche boréale de la flore arcticotertiaire (voir le paragraphe suivant): ses ancêtres auraient émigré d'Amérique via l'Asie. Tephritis arnicae, une petite mouche aux ailes tachetées de brun, pond ses oeufs dans les capitules de l'Arnica; ses larves se nourriront de ses graines.

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6)Origine des fleurs des Alpes:

                                                     Au début de l'ère tertiaire, ce qui allait devenir la région alpine était couverte d'une flore sub-tropicale qu'on appelle la flore arctotertiaire, et qui comprenait deux branches: la branche boréale au nord et la branche méridionale au sud (il est probable que certaines fleurs de la branche boréale aient émigré depuis l'Asie ou l'Amérique du Nord, de même qu'il est probable que certaines fleurs de la branche méridionale aient émigré depuis les régions méditerranéennes et l'Afrique du Nord).

                                                     Lors du soulèvement alpin, certaines de ces fleurs ont réussi à se transformer pour s'adapter à l'altitude et donner des fleurs de montagne ou "orophytes": la branche boréale aurait ainsi donné des orophytes des genres ancolie, saxifrage, primevère, androsace, gentiane, pédiculaire; la branche méridionale aurait donné des orophytes des genres oeillet, joubarbe, silène, linaire, campanule.

                                                      Au quaternaire, les glaciations auraient eu plusieurs conséquences: la disparition de la flore arctotertiaire, alors que les orophytes qui en descendaient réussissaient à survivre en trouvant refuge dans des sommets épargnés par les glaces; le morcellement des aires de certaines fleurs des Alpes; l'arrivée dans les Alpes (et aussi dans les autres montagnes d'Europe) de fleurs arctiques (par exemple la Dryade à huit pétales) et à l'inverse la propagation dans les régions arctiques de fleurs des Alpes (Gentiane pourpre, Campanule barbue); des échanges de flore entre les différents massifs montagneux d'Europe.

                                                      On trouvera plus de détails dans le livre de C. Favarger cité dans la bibliographie.

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7)La Scutellaire des Alpes (Scutellaria alpina) (ou Toque des Alpes) appartient à la famille des Labiées: ses fleurs sont en forme de tubes recourbés s'ouvrant par une lèvre supérieure en forme de casque, violacé, et une lèvre inférieure blanchâtre. Elle fréquente les sols instables calcaires. Cette Scutellaire est un exemple de vicariance géographique: on désigne par ce terme le fait qu'une fleur ne pousse que dans une région limitée d'une chaîne de montagne et soit remplacée dans d'autres régions de la chaîne par une espèce voisine dite espèce vicariante; parfois, cette dernière n'existe pas: c'est le cas de la Scutellaire des Alpes, qui pousse dans la partie occidentale des Alpes mais n'a pas d'équivalent dans leur partie orientale.

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8)La Raiponce hémisphérique (Phyteuma hemisphaericum) croît sur les éboulis, rochers et pelouses sur sol acide. Les raiponces ont des fleurs tubulaires: chaque fleur est un long tube étroit formé de cinq pétales soudés entre eux, et d'où sortent les stigmates; ces fleurs tubulaires sont groupées en tête hémisphérique ou en épi selon l'espèce. Lors de la pollinisation, les cinq pétales soudés qui forment chaque tube s'écartent à leur base mais restent soudés par leurs sommets. Les raiponces appartiennent à la famille des Campanulacées et proviendraient de la souche méridionale de la flore tertiaire alpine. Dans les montagnes corses, Phyteuma hemisphaericum n'existe pas et est remplacée par une espèce voisine: Phyteuma serratum; ces deux espèces, dites vicariantes, descendent sans doute d'une même espèce souche qui s'est développée dans les deux massifs à une époque où la Corse était reliée au continent par des chaînes montagneuses, ce qui permettait les échanges de gènes; après la disparition de ces chaînes et la séparation d'avec le continent, la souche a évolué de façon différente dans les Alpes et dans les montagnes corses, aboutissant aux deux espèces vicariantes actuelles: il s'agit d'une forme de vicariance géographique; il existe de nombreux autres exemples de vicariance (voir à ce mot dans le lexique).

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9)La Nigritelle noire (Nigritella rhellicani) est surnommée l'Orchis vanillé. L'épi est formé de multiples petites fleurs habituellement de couleur rouge sombre (rarement rouge, rose, voire blanche ou jaune) dont le labelle est curieusement dirigé vers le haut. La Nigritelle attire 53 espèces différentes d'insectes pollinisateurs.

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10)La Gentiane de Bavière (Gentiana bavarica) pousse dans les prairies humides. Aux altitudes moyennes, ses feuilles sont imbriquées en une colonnette le long de la partie basse de la tige, alors qu'elles sont distantes les unes des autres sur sa partie supérieure; en haute altitude, la Gentiane de Bavière a un port plus ramassé et les feuilles forment une colonnette tout le long de la tige: c'est la variété subacaulis. Dans les deux cas, cette disposition permet de différentier la Gentiane de Bavière de la Gentiane printanière (G. verna), chez laquelle les feuilles forment une rosette à la base de la tige.

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11)Le Chocard à bec jaune (Pyrrhocorax graculus) est le seul corvidé uniquement montagnard. Il est souvent appelé à tort "Choucas". Il se nourrit des invertébrés de la pelouse alpine, mais, familier et opportuniste, il viendra volontiers picorer les reliefs de votre pique-nique (ce n'est pas une raison pour laisser vos déchets sur place!!!) et vous pourrez alors voir à loisir son bec jaune, son plumage noir et ses pattes rouges. Son cri est plus aigu et moins dysharmonieux que le cri rauque des autres corvidés. Sédentaire en Vanoise, il niche de début mai à la mi-juin, entre 1870 et 3750m d'altitude. Entre les périodes de nidification, il forme des regroupements de plusieurs dizaines d'individus.

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12)Les joubarbes sont le type même des "plantes grasses", adaptées aux stations sèches (on parle de xérophytes): leurs feuilles sont "succulentes", c'est-à-dire qu'elles sont gorgées d'eau, servant de réserve en cas de sécheresse; elles sont également coriacées, ce qui limite l'évaporation. Celles de la base de la plante sont groupées en rosettes, comme de petits artichauts; plaquées ainsi contre le sol, elles profitent au mieux de la chaleur emmagasinée par celui-ci. Chez la Joubarbe toile d'araignée (Sempervivum arachnoideum), elles sont reliées par un réseau de poils blanchâtres protégeant la plante d'une humidité excessive. La présence de ces poils permet d'identifier facilement la Joubarbe toile d'araignée. La distinction entre la Joubarbe des toits (Sempervivum tectorum) photographiée ici et une autre joubarbe fréquente, la Joubarbe des montagnes (Sempervivum montanum), est un peu plus délicate; la Joubarbe des toits est plus grande (20 à 60cm, contre 5 à 15 pour la Joubarbe des montagnes), ses feuilles sont d'un vert glauque et très pointues, alors que celles de la Joubarbe des montagnes sont vert mat, ont leurs pointes moins effilées, et sont couvertes de poils à odeur de résine. Les fleurs de la Joubarbe des toits sont rose terne, celle de la Joubarbe des montagnes sont rouge pourpre.

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13)La Gentiane ponctuée (Gentiana punctata) est une plante calcifuge dont les jolies corolles jaunes ponctuées de noir ne s'ouvrent qu'au soleil. Elles fait partie des "sentinelles de l'hiver", surnom donné aux végétaux dont les hampes desséchées dépassent la neige, permettant à leurs graines de terminer leur maturation pendant l'hiver: la brièveté de l'été en altitude impose des adaptations! Il s'agit de l'une des formes les plus anciennes de gentianes: sa différentiation aurait coïncidé avec le soulèvement des Alpes.

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14)L'Edelweiss (Leontopodium alpinum) apprécie les terrains rocailleux, plutôt calcaires, entre 2000 et 3000m. Il appartient à la famille des asteracées (anciennement composées): la fleur, ou plutôt les fleurs, sont de minuscules tubes jaunâtres groupés en capitules insignifiants; ce sont les longues bractées laineuses qui font toute sa beauté.

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15)La Zygène turquoise (Adscita statices) est de couleur vert à bleu métallisé, alors que la plupart des zygènes sont rouges et noirs ou jaunes et noirs: les associations  rouge et noir ou jaune et noir constituent des couleurs "prémonitrices", qui signalent aux éventuels prédateurs que les insectes qui les arborent ne sont pas comestibles: et effectivement, attaquées, les zygènes émettent par leurs antennes et les articulations de leurs pattes de l'acide cyanhydrique. Il s'agit ici d'une femelle: chez la Turquoise mâle, les antennes sont plumeuses ceci afin d'augmenter leur surface de réception; car les antennes sont chez les papillons un de leurs organes de l'olfaction (un autre en est les pattes) et c'est grâce à elles qu'ils vont sentir les "phéromones" émises par les femelles.

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16)L'Orpin alpestre (Sedum alpestre) pousse un peu partout dans les Alpes, sur sol détrempé et légèrement acide. Ses feuilles, succulentes (c'est à dire gorgées d'eau) comme chez tous les orpins, sont cylindriques, sans pointe terminale.

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17)Les cargneules sont des roches vacuolaires jaunes dont l'origine est mal connue, et probablement multiple. Le plus souvent, elles semblent provenir de l'attaque de roches carbonatées par des eaux sulfatées sous de fortes pressions (pressions tectoniques).

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18)Les céraistes illuminent leurs biotopes de leurs corolles blanches. Le Céraiste à larges feuilles (Cerastium latifolium)  fleurit les éboulis calcaires, qu'il contribue à stabiliser en développant un réseau dense de racines; ses feuilles, vert cendré et un peu charnues, velues, sont ovales, ses pétales peu fendus. Le Céraiste uniflore (Cerastium uniflorum) préfère, lui, les rocailles siliceuses, il est plus rare sur calcaire; il forme des touffes denses, aux nombreux rejets stériles; ses feuilles sont ovales, vert clair, molles et velues; ses fleurs, un peu moins grandes que dans l'espèce précédente, sont solitaires. Le Céraiste à trois styles (Cerastium ceraistoides) est calcifuge comme le Céraiste uniflore; il pousse en gazon lâche; c'est une plante rampante dont les feuilles, contrairement aux deux espèces précédentes, sont allongées et glabres.

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19)La Saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia) ne craint pas le froid: elle a été trouvée à plus de 4000 m et apprécie les éboulis de toute nature et les moraines arrosés d'eau glacée. Elle semble d'origine alpine mais aurait émigré vers le nord lors des glaciations du quaternaire, on la retrouve au-delà du cercle polaire.

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20)Le Liondent des montagnes (Leontodon montanus) est propre aux Alpes. Il appartient à la famille des asteracées: les capitules ne sont pas une fleur mais une multitude de fleurs ligulées (c'est-à-dire en forme de pétales). Il pousse sur les éboulis calcaires fins.

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21)Le Silène acaule (Silene acaulis) est indifférent au terrain, avec une légère préférence pour le calcaire. Ses coussinets vont croître progressivement et peuvent vivre une centaine d'années. Quelques coussinets possèdent des fleurs hermaphrodites, mais la plupart du temps ils sont couverts soit de fleurs mâles, soit de fleurs femelles; les insectes (en particulier les papillons) paraissent donc indispensables à leur fécondation.

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22)Les pédiculaires sont des plantes hémiparasites: leurs racines munies de ventouses leur permettent d'absorber l'eau et des sel minéraux dans les racines des plantes voisines; à partir de là, les pédiculaires sont capables d'élaborer leur propre substance. Les fleurs des pédiculaires, le plus souvent couleur rouge ou vieux rose (il existe cependant quelques espèces jaunes) ressemblent à une tête d'oiseau, et leurs feuilles sont finement découpées rappelant un peu une fougère. Différencier les différentes espèces n'est pas évident; chez la Pédiculaire rose d'Allioni (Pedicularis rosea subsp Allionii) , les fleurs sont rose vif avec la "tête d'oiseau" plus foncée et sans bec; elles sont groupées en grappes courtes, avec quelques feuilles sous les grappes, les autres feuilles étant situées à la base des tiges; le calice est très velu. Elle pousse plutôt sur calcaire. On ne la trouve que dans la partie ouest des Alpes; dans la partie est, elle est remplacée par l'espèce voisine Pedicularis rosea: on parle d'espèces vicariantes: il s'agit ici d'une vicariance géographique de type est-ouest; il existe aussi une vicariance géographique de type nord-sud, plus rare; il existe également des vicariances géographiques entre tel et tel massif montagneux, et une vicariance édaphique, liée à la nature du sol.

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23)La Linaire alpine (Linaria alpina) colonise les éboulis quelqu'en soit la nature chimique. Ses fleurs, typiques des gueules-de-loup, riches en nectar, sont le plus souvent mauves et oranges, mais il existe une forme entièrement mauve. La Linaire alpine est un lithophyte (on appelle ainsi les plantes adaptées aux éboulis) rampant: ses stolons sont lâches et extensibles et cheminent à la surface des blocs rocheux. Le Céraiste à larges feuilles appartient à la même catégorie. (Il existe par ailleurs des lithophytes migrateurs comme le Tabouret à feuilles rondes, et des lithophytes fixateurs d'éboulis comme la Benoîte rampante).

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24)La Renoncule des glaciers (Ranunculus glacialis) a été retrouvée jusqu'à 4275m., malgré son air fragile. On ignore les raisons de cette résistance; tout au plus remarque-t-on qu'après la floraison les pétales se teintent de vieux rose mais ne tombent pas, protégeant les graines. A moins que la fleur ne possède des mécanismes de protection intérieurs?

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25)La Saxifrage à deux fleurs (Saxifraga biflora) pousse dans les éboulis calcaires entre 2000 et 3000 m; ses pétales sont soit rouge foncé soit blanc (d'où son nom), spatulés, nettement séparés les uns des autres par un large disque nectarifère jaune.

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26)L'Arabette des Alpes (Arabis alpina) apprécie les rocailles et éboulis humides, de préférence sur calcaire. Ses feuilles basales sont molles, velues, grossièrement dentées.

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27)La Benoîte rampante (Geum reptans) fréquente les éboulis siliceux humides jusqu'à 3800 m. Elle émet des stolons rouges parfois longs d'un mètre, qui forment un réseau fixant l'éboulis: ces stolons portent des bourgeons qui s'enracinent dés qu'ils trouvent un peu d'humus pour donner de nouvelles plantes (c'est une multiplication végétative). La Benoîte rampante appartient donc à la catégorie des lithophytes (on appelle ainsi les plantes adaptées aux éboulis) fixateurs d'éboulis; il existe aussi des lithophytes rampants comme la Linaire alpine et le Céraiste à larges feuilles et des lithophytes migrateurs (le Tabouret à feuilles rondes par exemple). Les fruits de la Benoîte rampante portent des aigrettes rouges vrillées de façon spectaculaire. La Benoîte des montagnes se différentie de la Benoîte rampante par l'absence de stolons, la forme de ses feuilles et par les aigrettes de ses fruits, beaucoup moins vrillées.

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