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27) En savoir plus sur: le vallon de Prariond

 

Doronic à grandes fleurs      Edelweiss      Eres géologiques      Gentiane de Koch

Gorges de Malpasset      Marmite de géants      Marmotte      Orobanche

Pédiculaires      Séneçon doronic

 

1)L'orobanche blanche (Orobanche alba) est, comme toutes les orobanches, une plante parasite: les orobanches n'ont donc pas de chlorophylle, et leurs feuilles sont réduites à des écailles; la couleur varie au sein d'une même espèce, en rendant l'identification difficile; celle-ci passe souvent par l'identification de la plante parasitée. L'orobanche blanche parasite les labiées, en particulier les thyms.

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2)Les feuilles du Séneçon doronic (Senecio doronicum) sont oblongues, épaisses, dentées, grisâtres (surtout sur leur face inférieure); les feuilles supérieures sont très réduites. Ces caractéristiques permettent de le distinguer des autres orophytes à gros capitule jaune comme le Doronic à grandes fleurs ou l'Arnica.

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3)L'Edelweiss (Leontopodium alpinum) apprécie les terrains rocailleux, plutôt calcaires, entre 2000 et 3000m. Elle appartient à la famille des asteracées (anciennement composées): la fleur, ou plutôt les fleurs, sont de minuscules tubes jaunâtres groupés en capitules insignifiants; ce sont les longues bractées laineuses qui font toute sa beauté.

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4)Les pédiculaires sont des plantes hémiparasites: leurs racines munies de ventouses leur permettent d'absorber l'eau et des sel minéraux dans les racines des plantes voisines; à partir de là, les pédiculaires sont capables d'élaborer leur propre substance. Les fleurs des pédiculaires, le plus souvent couleur rouge ou vieux rose (il existe cependant quelques espèces jaunes) ressemblent à une tête d'oiseau, et leurs feuilles sont finement découpées rappelant un peu une fougère. Différencier les différentes espèces n'est pas évident; chez la Pédiculaire arquée (Pedicularis gyroflexa), les feuilles sont de grande taille, pratiquement toutes situées à la base; les fleurs, au bec court, sont tournées de 90 ° sur leur axe; leur calice possède des lobes allongés et dentés. Dans les Abruzzes, Pedicularis gyroflexa n'existe pas et est remplacée par une espèce voisine: Pedicularis elegans; ces deux espèces, dites vicariantes, descendent sans doute d'une même espèce souche qui s'est développée dans les deux massifs à une époque où ils étaient reliés par des chaînes montagneuses permettant les échanges de gènes; après la disparition de ces chaînes, la souche a évolué de façon différente dans les Alpes et dans les Abruzzes, aboutissant aux deux espèces vicariantes actuelles: il s'agit d'une forme de vicariance géographique; il existe de nombreux autres exemples de vicariance (voir à ce mot dans le lexique).

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5)Le début des gorges de Malpasset est taillé dans des calcaires dolomitiques (c'est à dire constitués de carbonates doubles de calcium et de magnésium. Le nom vient de Dolomieu, géologue dauphinois du 18ème. siècle) du Trias, en série inverse (c'est à dire que les couches sédimentaires les plus récentes sont passées sous les plus anciennes lors des mouvements tectoniques); le coeur des gorges est taillé dans des calcaires du Lias (voir le paragraphe suivant sur les ères géologiques); la sortie est à nouveau taillée dans des calcaires dolomitiques mais en série normale. Cette disposition montre la complexité des mouvements tectoniques qui ont intéressé cette région lors du soulèvement alpin.

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6)Les ères géologiques

   a)Durant l'ère primaire, la région alpine était occupée par des montagnes, les       montagnes hercyniennes; sous l'action de l'érosion, il n'en restait plus, à la fin de l'ère primaire, qu'un vaste plateau. A la suite du soulèvement alpin du tertiaire (voir plus loin), il affleure par endroits, formant quelques beaux sommets.

  b)L'ère secondaire (de -245 à -65 millions d'années) (schématisée en différentes nuances de bleu ci-contre) est marquée par le recouvrement du plateau hercynien par la mer alpine, la Téthys, au fond de laquelle se sont déposés des sédiments qui se sont ensuite transformés en roches sédimentaires. On divise l'ère secondaire en plusieurs périodes et on distingue ainsi les calcaires et grès du Trias, les calcaires du Lias (ou Jurassique inférieur), etc.

  c)L'ère tertiaire (en rouge ci-contre)  dure de -65 à -2 millions d'années. Comme pour l'ère secondaire, on la divise en plusieurs périodes: le Paléocène, l'Eocène, etc. L'ère tertiaire correspond au soulèvement alpin dû à la collision (qui dure encore) des plaques européenne et africaine. Il s'est accompagné de glissement, d'étirement, de plissement, de cassures, de chevauchement des couches sédimentaires de l'ère secondaire. Il s'est également accompagné de métamorphisme, c'est-à-dire de la recristallisation, sous l'effet de la compression et de la montée de température en résultant, des roches préexistantes: ainsi certains calcaires se sont transformés en marbres (marbres blancs du Jurassique supérieur, marbres chloriteux du Crétacé); certains grès ont donné des quartzites (quartzites du Trias); certaines roches marneuses (calcaire +argile) recristallisent en schistes lustrés tandis que certaines roches argilo-gréseuses donnent des gneiss.

d)L'ère quaternaire est dominée par les grandes glaciations et l'érosion glaciaire.

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7)Les marmites de géants sont des cuvettes circulaires de 1 à 2 mètres de diamètre. Elles sont dues à l'abrasion de la roche calcaire par des cailloux bloqués dans une dépression du lit du torrent et entraînés dans un mouvement tourbillonnant par les eaux, creusant ainsi ces cuvettes dont ils ne peuvent plus sortir.

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8)Le Doronic à grandes fleurs (Doronicum grandiflorum) affectionne les éboulis calcaires. Ses feuilles sont grossièrement triangulaires ou vaguement cordées (c'est à dire en forme de coeur), les inférieures sont longuement pétiolées, les supérieures sessiles. Ces caractèristiques permettent de le distinguer des autres orophytes à gross capitule jaune comme l'Arnica ou le Séneçon doronic. Ses fleurs contiennent un jus sucré très apprécié des chamois. Le genre doronic est vraisemblablement d'origine asiatique.

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9)La Gentiane de Koch ou Gentiane acaule (Gentiana kochiana ou G. acaulis) illumine les alpages et les pelouses sur silice. Elle se différentie de la Gentiane de Clusius (G. clusii), beaucoup plus rare, par les taches vert-noirâtre à l'intérieur de sa corolle, par ses feuilles grandes (10 cm) et molles alors que celles  de la Gentiane de Clusius sont plus courtes et coriacées, par les dents de son calice qui sont rétrécies à la base. La Gentiane de Clusius pousse sur calcaire; ces deux gentianes sont un exemple de vicariance édaphique (voir à ce mot dans le lexique). Toutes deux ont une tige certes courte mais bien individualisée, ce qui les différentie de la troisième gentiane à grande corolle bleue de Vanoise, la Gentiane des Alpes (G. alpina) dont la tige est quasi inexistante.

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10)Les pattes antérieures de la marmotte sont dépourvues de pouce: elles ont quatre doigts, alors que les postérieures en ont cinq.

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La flore du vallon de Prariond est d'une grande richesse. On en trouvera une étude et un relevé cartographique par P. Gensac et A. Trotereau dans le volume XIII des Travaux Scientifiques du Parc National de la Vanoise.

 

 

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