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36)En savoir plus sur: le refuge des Aiguilles d'Arves
Campanule fausse raiponce Campanule de Scheuchzer Carline acaule
Cirse laineux Dectique verrucivore Digitale à grandes fleurs
Faucon crécerelle Gentiane ciliée Hermine Laitue vivace
1)Le Sablé du sainfoin (Polyomattus damon)
appartient à la famille des Lycénides, dont les antennes sont souvent joliment
annelées de blanc et de noir. Si cette famille est bien représentée en
montagne, le Sablé du sainfoin, lui, ne se rencontre que sous forme de colonies
sporadiques dans les pentes abritées. Chez le mâle, la face supérieure des
ailes est bleue, bordée de brun.
2)La Gentiane ciliée (Gentiana ciliata)
est, avec la Gentiane champêtre, l’une des dernières à fleurir: d’août
à octobre. C’est une fleur des bois et des pelouses sèches des étages
montagnard et subalpin, surtout sur calcaire .
3)La Digitale à grandes fleurs (Digitalis
grandiflora) est une plante extrêmement toxique dont on extrait un principe
tonicardiaque ; elle affectionne les pentes rocailleuses et les lisières
des étages montagnard et subalpin. On trouve, au-dessous de 1200m, la Digitale
jaune (Digitalis lutea), tout aussi toxique, dont les fleurs sont plus petites
et les feuilles glabres (celles de la Digitale à grandes fleurs sont velues sur
les nervures de la face inférieure).
4)La Campanule de Scheuchzer (Campanula
scheuchzeri) est extrêmement répandue aux étages subalpin et alpin,
quelque soit la nature du sol. Les tiges portent une ou rarement deux fleurs, et
des feuilles étroites, lancéolées ou linéaires ; les feuilles inférieures
sont par contre nettement plus larges, en cœur, mais elles ont en général
disparu lors de la floraison.
5)La Campanule fausse raiponce (Campanula
rapunculoides) pousse dans les bois et les prairies, surtout sur calcaire.
Ses feuilles, ovales et dentées, ressemblent à celles de la Campanule rhomboïdale,
mais les inférieures sont pétiolées alors qu’elles sont sessiles chez la
Campanule rhomboïdale ; par ailleurs les dents du calice sont assez larges
et recourbées en arrière chez la Campanule fausse raiponce, elles sont au
contraire fines et dirigées vers la corolle chez la Campanule rhomboïdale.
7)La Carline acaule (Carlina acaulis) est
surnommée le Baromètre : elle referme son capitule argenté à
l’approche de la pluie. Malgré les grandes feuilles épineuses qui entourent
ce capitule, elle est particulièrement appréciée des marmottes. C’est
une Astéracée : ses fleurs, toutes tubulaires, forment un disque central
entouré des bractées argentées à rosées qui font toute sa beauté.
8)Les Syrphes appartiennent à l’ordre des
Diptères, comme les mouches et les moustiques : elles n’ont que deux
ailes (la plupart des insectes ont quatre ailes et d’autres, nettement moins
nombreux, n’en ont pas du tout). Elles adoptent volontiers un vol
stationnaire. Ce sont des insectes inoffensifs mais elles imitent souvent par
leurs couleurs les guêpes et les abeilles, ce qui fait que les prédateurs ne
les attaquent pas : c’est ce qu’on appelle le mimétisme. On appelle
mimétisme batésien (car décrit par Bates) ce type de mimétisme où une espèce
sans moyen de défense en imite une qui présente un danger pour les prédateurs ;
il existe aussi un mimétisme müllérien (décrit par Müller) où une espèce
ayant déjà un moyen de défense en imite une autre également dangereuse, mais
ce type de mimétisme n’existe pas en Europe.
9)La Laitue vivace (Lactuca perennis) est
une Astéracée : chaque « pétale » est en réalité une fleur
ligulée (c'est-à-dire en forme de pétale ; nous avons vu avec le Cirse
laineux et la Carline acaule des Astéracées aux fleurs tubulaires ; l’Aster
des Alpes et les Marguerites sont quant à eux des Astéracées dont les fleurs
centrales sont tubulaires et les fleurs périphériques ligulées). Ses
feuilles, gris-vert, sont profondément divisées en lobes linéaires. Elle
pousse sur calcaire.
10)Le Dectique verrucivore (Decticus
verricivorus) est ainsi nommé en raison de la vieille coutume suédoise de
lui faire couper les verrues. C’est à l’évidence une sauterelle : les
antennes fines et longues (au moins aussi longues que le corps) différentient
aisément les sauterelles des criquets, aux antennes courtes et robustes. Et il
est tout aussi évident qu’il s’agit ici d’une femelle : la lame de
sabre - tout à fait inoffensive - qui prolonge son abdomen est un organe de
ponte, la « tarière », qui lui permet de pondre ses œufs dans des
matériaux meubles (les femelles de criquets n’ont pas de tarière). Le
Dectique verrucivore est le plus souvent vert, moins souvent brun ou rosé (en
particulier dans les milieux où l’airelle abonde) ;
ses ailes sont toujours tachetées de sombre. Son chant rappelle le bruit
d’une roue libre de vélo, dont le rythme augmente progressivement.
11)Le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus)
est le plus fréquent des oiseaux de proie d’Europe, son habitat va des dunes
maritimes aux alpages. Le plus souvent on le verra en vol stationnaire de
plusieurs minutes à 10 à 30 mètres de hauteur, battant régulièrement et
vigoureusement des ailes(on dit qu’il fait le Saint-Esprit)
en scrutant le sol, puis piquer sur un petit rongeur, un insecte ou un lézard,
qui forment l’essentiel de sa nourriture. L’oiseau photographié ici est une
femelle, identifiable à sa queue rousse barrée de noir ; chez le mâle,
la queue est grise et la barre noire plus large.
12)L’Hermine (Mustela erminea) est un
petit carnassier de la famille des Mustélidés, sans cesse en mouvement, vif
comme l’éclair, courant nerveusement en tous sens. En été son pelage est
beige-clair sur le dos (parfois rosé, d’où par endroit son surnom de
« roselet »), blanc-jaunâtre sur la gorge et le ventre ; le
dernier tiers de la queue, noir, permet de la différentier à coup sûr de la
belette. En hiver, la confusion n’est plus possible : l’Hermine devient
entièrement blanche, hormis le nez, une petite tache devant les yeux et
l’extrémité de la queue qui restent noirs. La mue d’automne est plus ou
moins rapide selon la température : trois jours par grands froids,
jusqu’à trois semaines si la température est clémente. Ses proies
habituelles sont les petits rongeurs (Campagnols terrestre et des neiges
surtout) et plus occasionnellement oiseaux et leurs œufs, jeunes lièvres car
elle n’hésite pas à attaquer des proies plus grosses qu’elle, poissons, lézards,
grenouilles, insectes.
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